La pratique du Zen a ses racines dans une histoire, celle de la transmission fidèle de bouddha à bouddha, et de Patriarche à Patriarche. L’origine de zen remonte à l’expérience initiale du Bouddha Shakyamuni qui réalisa l’éveil dans la posture de dhyana (zazen), en Inde au Vle siècle av. J.-C.
Cette expérience s’est depuis transmise de façon ininterrompue, de maître à disciple, formant ainsi la lignée du zen.
Après une implantation de près de mille ans en Inde, le moine Bodhidharma apporta cet enseignement en Chine, au Ve siècle après J.-C, qui connut alors, sous le nom de Ch’an, un grand épanouissement dans ce pays, y trouvant un terrain favorable à son développement.
Au Xllle siècle, le moine japonais Dogen, après un séjour en Chine, apporta cette pratique au Japon qui se développa sous le nom de Zen.
Fondateur de l’école zen Sôtô, Maître Dogen est considéré également comme l’un des plus grands philosophes du bouddhisme. Le zen a influencé profondément toute la culture japonaise; plus de 20.000 temples témoignent aujourd’hui de ce rayonnement.
Au XXe siècle, l’Occident à commencé à s’intéresser à l’aspect philosophique du zen.
Au Japon, à la même époque, Maître Kodo Sawaki donnait une nouvelle impulsion à la pratique du zen. A sa mort, son disciple, Taisen Deshimaru vint en France pour y apporter l’essence de cet enseignement, , à l’instar de Bodhidharma se rendant en Chine mille cinq cents ans auparavant.
Taisen Deshimaru
Venu en France en 1967 pour y répandre l’enseignement du zen, Maître Taisen Deshimaru s’est révélé comme l’un des plus grands maîtres contemporains.
Pendant 15 ans, il a transmis sa foi et sa pratique à de nombreux disciples. Grâce à sa générosité et à sa grande énergie créatrice, une centaine de dojos et de groupes de zazen se sont ouverts sur quatre continents.
Il a fondé le premier temple zen, la Gendronnière, « le Château de la non-peur », située dans la région Val de Loire et l’Association Zen Internationale qui regroupe de nombreux dojos, centres et temples.
En avril 1982, Taisen Deshimaru est décédé, léguant à ses proches disciples l’essence de son enseignement et la mission de transmettre à leur tour la pratique du zen.
